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Le livre Complexe

19 juin 2008
(article publié le 19 juin 2008, http://www.lescomplexes.com/blog/?p=6)

Nous pensons que le livre doit être intégré dans le Web pour différentes raisons. Internet n’est pas seulement un canal de distribution. C’est aussi un outil de création et un lieu d’exploitation fine et de partage des connaissances.

Nous n’envisageons donc non pas de transférer des fichiers-livres statiques à travers cette boite postale moderne mais de produire des livres intégrés au réseau, que leur destination finale soit électronique, papier, vocale ou autre.

Pour procéder sans douleur il faut d’abord définir ce qui distingue un livre des autres formes de discours et doit être respecté dans son évolution.

  1. Le livre n’est ni une technique, ni un format. C’est un mode d’expression : sa définition ne tient pas à son support papier ou électronique, au stylo ou à la souris. La complexité n’est  pas là, elle est dans l’objet logique.
  2. C’est un document fini: Le processus d’écriture d’un livre possède un début et une fin et c’est son ou ses auteurs qui en déterminent la fin, c’est à dire la clôture. L’auteur estime un livre arrivé à son terme et le publie. Ce qui ne l’empêchera pas de travailler à une seconde ou une troisième édition du livre en question. Ce caractère fini permet d’en faire une référence pérenne.
  3. Aux contenus divers, tant par la forme que par le fond : – Sélection d’articles ou de contributions diverses (poèmes, nouvelles, cours, présentations données au cours de colloques, rapports…); – Texte unitaire (thèse, essai, roman : introduction-développement-conclusion, suite de chapitres…); – Textes, exercices, graphiques, tableaux, sons, vidéos…
  4. Planifiable et malléable : Un livre suit un plan qui peut être remanié quel que soit le degré d’avancement du projet ; Il doit pouvoir garder la trace de son évolution, des versions, et pouvoir y revenir si nécessaire, jusqu’au bouclage. Cette malléabilité et l’acte de clôture sont les garants duprincipe d’auteur contre la contrainte de la technique sur le contenu.
  5. Offrant un réseau de références multiples, externes ou internes, dont les liens sont conservés quel que soit le format de publication : notes de bas de pages, citations, références bibliographiques, listes de tableaux, listes de figure, liens internes, annexes, Index.

Ces balises déterminent un ordre de discours que ne sont pas le site Internet (fortement lié à un support et non fini), le blog (non fini, non planifiable…) ou le forum (la liste serait longue!). Bien qu’imprimables et reliables, et aussi “personnalisables” soient-ils, ce ne sont pas des livres. Ce sont des albums, des catalogues, des magazines, des annuaires…

Une fois ce cadre logique mis en place et supporté par un outil, nous sommes prêts à penser le passage du livre dans et par le Web.

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